Vendredi 24 février 2012
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19:01
La suite de cette randonnée de folie
(avec en prime le récit de notre action de secourisme)...
Nous poursuivons donc notre ascension vers le 2ème lac : le l'Etang Bleu.
Quelques passages délicats (oui, parce qu'en dessous, c'est le lac... lol). Rien de mortel, mais une chute dans l'eau glacée ne
m'aurait pas fait plaisir, personnellement. ^^'


Les jambes commencent à fatiguer un peu... et pour cause ! Le dénivelé est impressionnant.
Alors que nous avions un beau ciel bleu jusque-là, le temps s'est recouvert brutalement et les nuages (le brouillard même)
arrivent vite !
A vrai dire, ils sont derrière moi !
ça y est ! Nous arrivons en vue de l'Etang bleu, le 3ème (et dernier) palier !

Seul Yohann est allé jusqu'au bord du lac. Nous sommes restés en peu en hauteur pour nous reposer.
Le temps s'est très vite dégradé et le brouillard englobe à présent la montagne. Il est grand temps de rentrer !
Et ça devient vite compliqué de descendre dans le brouillard...

On voit sur la photo ci-dessous un jeune homme avec un bandage blanc autour de l'épaule et qui s'appuie de l'autre main sur le
dos du père de Yohann. Nous l'avons trouvé arrêté sur le chemin de la descente (entre le 3ème et le 2ème palier) avec son amie. Il s'était démis l'épaule en tombant. Son bras pendait sur le côté,
comme s'il était retenu que par la peau, c'était assez horrible. Nous étions trop en altitude pour que nos téléphones captent un réseau, alors nous avons envoyé Yohann en éclaireur pour qu'il
appelle les secours. Yohann a dévalé la montagne à toute allure jusqu'en bas (et a dû battre des records de vitesse, ce qui n'était pas non plus très prudent). Malheureusement les secours se sont
avérés complètement INUTILES. Nous n'avons pas attendu d'avoir des nouvelles de Yohann pour descendre. Nous avons mis une sorte d'écharpe autour du bras du type et nous l'avons aidé à descendre.
Le pauvre devait trop souffrir, parce qu'à chaque pas et à chaque fois qu'il dérapait un peu, son bras bougeait. ça devait le tuer ! On avait tous mal pour lui.

Dès que nous avons réussi à capter un réseau, nous avons appelé Yohann pour savoir où les secours en étaient. Ils voulaient
envoyer un hélicoptère, ce qui était très débile compte tenu du brouillard épais qu'il y avait et de la nuit qui tombait rapidement. Nous avons finalement demandé que des secouristes viennent à
pied et nous rejoignent dans la randonnée pour prendre le relais. Seulement... ils ne sont jamais venus.
Heureusement que nous n'avons pas décidé de les attendre ! Nous avons descendu (très lentement) la montagne avec notre blessé
et son amie jusqu'en bas de la randonnée, où nous avons retrouvé Yohann, et ce sans voir le moindre signe des secouristes. Quelques temps après être arrivés en bas, deux gendarmes sont arrivés
et nous ont fait comprendre qu'ils n'emmèneraient pas le blessé aux urgences. Ce n'était pas leur job... 0_0 (un moment assez surréaliste, je dois dire). Ils ont juste pris ses coordonnées et
n'ont rien fait pour lui. C'est son amie qui a pris la voiture et l'a conduit aux urgences.
Génial. ça fait plaisir de se dire que si on a un problème en montagne (particulièrement en Ariège), personne ne viendra vous
chercher ou vous aider (hormis les randonneurs qui passent par là...). Si nous n'avions pas décidé de prendre le blessé avec nous, il serait resté de nuit dans la montagne, à haute altitude,
blessé, sans vivres et sans couvertures... Youpi !
Heureusement pour le garçon, tout s'est bien fini pour lui. Nous avons pris de ses nouvelles le lendemain, il a bien été
soigné aux urgences et n'avait que l'épaule démise (pas de problèmes de ligaments, de tendons, ou autre). Il n'était pas un randonneur confirmé et il était venu avec son ami le temps du weekend
que pour faire un peu de marche, sans équipements adaptés à la montagne. Je crois qu'il n'est pas prêt de le refaire de si tôt après cette mésaventure, le pauvre. :S
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